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Joie

"Réjouissez-vous de tout ce qui sert à glorifier Dieu et à favoriser la paix et la bienveillance parmi les hommes."

John Wesley (1703 - 1791)

vendredi 16. juin 2017 11:36Il y a : 178 days
/ Catégorie : De Suisse, De France, CA CH-F

Les méthodistes s’interrogent sur leur avenir

La Conférence annuelle de quatre jours de l’Église Évangélique Méthodiste (EEM) Suisse-France-Afrique du Nord s’est achevée avec le culte festif du 11 juin 2017 à Zuchwil, près de Soleure. Lors de la journée de formation du samedi consacrée au « Questionnement », les délégués de l’EEM se sont laissés inspirer par le futurologue Andreas Walker et ont discuté de l’orientation que pourrait prendre l’EEM à l’avenir.

Andreas M. Walker à la Conférence annuelle 2017

Andreas Walker, l’initiateur du « baromètre de l’espoir », a exposé les principaux défis de l’avenir et souligné que l’espérance va au-delà de l’optimisme. Selon lui, l’espérance consiste en effet à rechercher des valeurs durables et pérennes que les humains apprécient au point d’être prêts à s’engager pour les défendre. Dans l’espace germanophone d’Europe centrale, le sceptique est généralement considéré comme plus intelligent que celui qui espère. C’est ce qui explique que les sponsors soient disposés à financer un baromètre des préoccupations, mais pas un baromètre de l’espoir.

 

Selon M. Walker, l’un des grands défis auxquels nous sommes confrontés est celui de l’espérance de vie, qui a plus que doublé au cours de ces 150 dernières années. « Que faisons-nous de ce temps additionnel qui nous est offert ? ». La transformation numérique de la société a elle aussi entraîné de profonds changements, notamment le fait que la moitié de l’ensemble des métiers traditionnels, dont certaines professions typiquement masculines, a été remplacée par des nouvelles technologies. D’où la question « Que signifie un avenir féminin ? »

 

Le stockage et l’utilisation de volumes de plus en plus importants de données personnelles ont également leur part d’ombre, poursuit M. Walker. En grossissant un peu le trait, on pourrait se demander « Pourquoi demander conseil à Dieu dans la prière, puisqu’il existe une intelligence artificielle, des Big Data et Google qui savent déjà tout sur moi ? »

 

À l’ordre du jour de la conférence de l’EEM, menée entièrement en deux langues, figuraient également diverses questions sur l’avenir de l’Église elle-même. Le rapport des quatre surintendants se demandait ainsi si l’Église était un monument ou un mouvement. Le Conseil de l’EEM a par ailleurs informé les délégués sur ses réflexions concernant une gestion plus professionnelle des immeubles, sur l’évolution des Services centraux vers un nouveau modèle de direction au sein de l’EEM en Suisse et sur la poursuite de la stratégie applicable à l’ensemble de la conférence. Des motions concrètes sur ces différentes démarches seront proposées l’année prochaine. Ces sujets n’ont pas vraiment suscité l’enthousiasme des délégués, qui ont dit ne pas se sentir « pris dans le mouvement » et ont déploré à cet égard le manque de possibilité de conférer, l’une des spécialités de l’EEM en termes de formation d’opinion depuis l’époque de John Wesley. Le Conseil a promis de tenir compte des critiques exprimées. Plusieurs séances d’information régionales seront ainsi organisées ces prochains mois sur la nouvelle stratégie immobilière afin d’examiner la situation des différentes églises de l’EEM et d’avancer dans la concrétisation des divers projets.

 

Le dimanche, plusieurs personnes ont été consacrées et envoyées dans le cadre de la conférence. Ainsi, Jean-Paul Dietrich a-t-il été envoyé en tant que coordinateur de Connexio au Congo. Il espère que l’insécurité politique ne l’empêchera pas d’y effectuer son mandat de trois ans. Dans la partie Suisse, Christian Hagen, Philipp Kohli et Rolf Wüthrich ont été ordonnés comme pasteurs. Urs Baumann, déjà consacré par l’Église réformée de la région Berne-Jura-Soleure, a été admis comme membre de plein droit de la communauté de service de l’EEM. Damaris Raymann, qui vient de terminer ses études, a été accueillie comme membre probatoire. Cedric Zangger, Andy Schindler et Oliver Merz ont reçu une affectation comme prédicateur laïc avec responsabilité pastorale. Du côté français, Catherine Ehoussou et Daniel Morata ont été ordonnés comme pasteurs-anciens, alors qu’André de Winne a reçu une affectation comme prédicateur laïc avec responsabilité pastorale pour l’église de Munster.

 

Auteur : Barbara Streit-Stettler

Traduction : Barbara Mazotti


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